Juin 2015: Lettre RePeGlio 

 Bonjour #Surname# #Name#,

Le retour de la Force.

    Seuls Linux et les bases de données Open Source trouvent grâce aux yeux des experts car ils ont fait leurs preuves pour traiter des volumes de données gigantesques à des coûts très bas en SaaS. Il semblerait que Google et Amazon annoncent la fin des constructeurs traditionnels comme Oracle ou IBM. Ce triste scénario où l’Open Source Linux sortirait grand vainqueur sous-entend la mort inéluctable de la plateforme IBM i anciennement AS/400.

    Si vous êtes informaticien IBM i, à en croire nos experts Open Source SaaS, vous devriez vous jeter par la fenêtre ou peu s’en faut. Cependant, si vous préférez suivre le conseil avisé de la lettre RePeGlio, sautez du rez de chaussée... l’aventure est loin d’être finie et peut-être ne fait-elle que commencer.

Il existe un vilain canard du Cloud en SaaS appelé SalesForce.com qui traite 2 milliards de transactions relationnelles par jour pour 100 000 clients et 3 millions d’utilisateurs. Non seulement SalesForce.com a le culot d’utiliser un matériel et une base de données Oracle propriétaires, mais encore une plateforme 100% maison appelée Force.com.

Cherchez l’erreur !

    Si on y regarde de plus près, les grosses sociétés du Web comme Google, Linkeln ou Amazon n’utilisent pas une base de données relationnelle tout simplement parce qu’ils ne font pas d’informatique de gestion. Ils utilisent des bases de données NoSQL (Not Only SQL) pour gérer du big data à plat.
    A vrai dire, les sociétés du Web sont des startups parties de rien et qui ont grossi de façon exponentielle. Google dispose de 1 à 2 millions de serveurs contre 100 000 en 2005, Facebook et Amazon environ 50 000 serveurs contre 10 000 en 2008.
    Pour prendre un exemple connu, Facebook est un réseau social qui permet de publier un contenu et d’échanger des messages. Facebook a connu une croissance exponentielle depuis 2006 puisqu’il compte 1,4 milliards d’utilisateurs actifs. Il est clair que l’information Facebook indexée par utilisateur consiste en la gestion d’un agrégat d’informations réparties dans un nombre considérable de serveurs et de clusters. Facebook utilise la base de données NoSQL Cassandra conçue pour lire horizontalement une structure de données en agrégat au travers de dizaines voire de centaines de serveurs. Twitter, Netflix, Digg utilisent également des variantes adaptées de Cassandra pour gérer leur big data.
    Nous le voyons bien, les bases de données NoSQL sont orientées traitements alors que les bases de données relationnelles sont orientées relations. Il est clair pour tous les professionnels sérieux que Twitter ne fait pas d’informatique de gestion!
    Dans un document très intéressant, SalesForce.com nous explique qu’il a dû créer de toute pièce une plateforme Force.com afin de gérer de façon native le multi-tenant. Selon SalesForce.com, le multi-tenant est la clé de la réussite de l’informatique de gestion en SaaS. La plateforme Force.com ressemble à plus d’un titre à l’architecture de la plateforme IBM i, ce qui relance le débat sur le bienfondé des systèmes propriétaires intégrés matériel+logiciel pour l’informatique de gestion.
    Comme le multi-tenant pour l’informatique de gestion SaaS est le pendant de NoSQL pour le big data, il serait bon de revenir sur la définition de multi-tenant.
    « multi-tenant » est un faux ami qui ne vient pas du verbe tenir mais signifie en Anglais « locataire ». Multi-tenant devrait donc être traduit par multi-locataires où chaque locataire « tenant » dispose d’une partie privative et d’une partie commune. Cependant, il existe deux formes de multi-tenant en informatique de gestion : le mauvais multi-tenant géré par un hyperviseur et le bon multi-tenant natif de l’IBM i ou Force.com.
    Le multi-tenant géré par hyperviseur consiste à regrouper en un seul système des PCs ou des serveurs afin de ne transporter sur le réseau que l’image écran, l’utilisateur final disposant d’un terminal léger doté généralement d’un navigateur. Donc, les PCs et les serveurs sont simplement déplacés et additionnés dans un seul système afin de les consolider. L’hyperviseur améliore sensiblement mais ne résout pas le problème de montée en charge exponentielle du SaaS.
    Le multi-tenant natif Force.com ou IBM i consiste à faire partager par des utilisateurs dynamiquement connectés des programmes et une base de données relationnelle intégrée. Les données propres à l’utilisateur sont gérées au niveau du travail (la session est un job). Pour prendre un exemple concret, imaginons que 10 utilisateurs sur IBM i saisissent des commandes. Ces dix utilisateurs partageront le même programme dans la bibliothèque de production. D’autre part, les index « commande » et les tables sont stockés en partie en mémoire vive en fonction des sollicitations grâce au principe de l’espace adressable unique. Il est clair qu’une dizaine d’utilisateurs partageant le même programme, les mêmes index et les mêmes tables principalement en mémoire vive seront infiniment plus performants qu’une base de données relationnelle Open Source Linux sous contrôle d’un hyperviseur. Par comparaison, avec le multi-tenant géré par hyperviseur, il existe une instance du programme pour chacun des utilisateurs. L’hyperviseur est plus une verrue logicielle qu’une solution pérenne en cloud.
    Avec le multi-tenant géré via un hyperviseur il est tout simplement impossible de monter en charge en SaaS nous dit SalesForce, fort de l’expérience de ses 2 milliards de transactions par jour avec des temps de réponses inférieurs à la demi-seconde. Si un éditeur en informatique de gestion SaaS passe en une année de 10 clients à 100 clients, puis après 5 ans à 1000 clients, sachant qu’il peut y avoir environ 20 utilisateurs par client, cela nous ramène à 20 000 utilisateurs très rapidement. Multiplier les serveurs à l’infini en informatique de gestion coûterait trop cher à gérer en cloud. Il est indispensable d’avoir si possible un seul gros système cohérent et intégré. En effet, l’informatique de gestion ne traite pas des agrégats d’informations disparates bigdata indexés par utilisateur et répartis sur des dizaines de serveurs, mais de tables en relation, ce qui est fondamentalement différent. En effet, la problématique de la montée en charge est vitale en informatique de gestion SaaS.
    Pour le moment, il n’existe pas de concurrent sérieux à SalesForce.com pour l’informatique de gestion pour les sociétés d’une certaine importance. L’IBM i est freiné en Cloud par une absence d’interface Web native qui se trouve être son talon d’Achille. Cependant, l’IBM i est potentiellement la plateforme du 21ième siècle pour l’informatique de gestion grâce à l’espace adressable unique, à la virtualisation native et au multi-tenant natif intégré. Si IBM pense que le Cloud en SaaS représentera un marché exponentiel pour l’informatique de gestion, il devrait s’inspirer de SalesForce.com plutôt que FaceBook ou autre Twitter qui ne font pas le même métier. L’Open Source est une technologie complémentaire à l’IBM i.

Ainsi nous verrions bien l’IBM i informatique de gestion associé à Google bureautique en SaaS, le tout intégré dans le navigateur Google Chrome. Tout en sachant que le 5250 devrait avoir toute sa place en tant que client léger backoffice ultra performant en saisie. Le succès de ChromeBook pourrait même signifier la renaissance d'une version moderne de notre écran passif adoré! Puisque le multi-tenant est la force, pour faire rentrer l’IBM i dans le flot, il faudrait réveiller la force.
Que la Force soit avec vous !

 Jean Mikhaleff/RePeGlio

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