Octobre 2014: Lettre RePeGlio 

 Bonjour {Genre} {Nom},

La roue tourne -analyse stratégique IBM i-

Le marché Cloud nécessite des systèmes centralisés online pour apporter de l’intelligence au réseau, domaine où l’AS/400 excellait depuis plus de 30 ans. Donc la roue tourne aujourd’hui en faveur de l’IBM i. Mais comme le disait Gustave Flaubert : « d’une roue qui tourne, il est difficile d’en compter les rayons. » Cependant, nous allons essayer.

    L’AS/400 avait deux défauts majeurs qui ont freiné considérablement son développement:
   1. La plateforme coûtait 10 fois plus cher qu’un serveur Linux/Windows.
   2. Contrairement à la légende, l’AS/400 *en natif* n’a jamais été un serveur, ni un serveur de données, ni un serveur d’applications. L’AS/400 se positionnait en tant que « mainframe de la PME », donc destiné à un marché éclairé et pas au plus grand nombre.
   Cependant, le Cloud a ses contraintes:
   1. Le Cloud est commercialisé en tant que service (le client règle des mensualités pour un service), donc il ne faut plus prendre en considération le coût d'acquisition de la plateforme mais le coût de possession annuel. Là, l’IBM i coûte moins cher que Linux/Windows, et cela dans des proportions d’autant plus considérables que le nombre d’utilisateurs connecté devient très important: de 30 à 90% moins cher sur 3 à 5 ans selon la charge. (Problème bien connu de complexité de fonctionnement du à la multiplication des serveurs Linux/Windows).
   2. Sur le Cloud, la virtualisation des sessions est obligatoire car seule la couche présentation doit transiter sur le réseau. Par nature, Linux/Windows sont des serveurs de données ou de traitements. La virtualisation des sessions Linux/Windows consiste principalement à relocaliser des PCs dans des serveurs. Ce procédé s’apparente plus à du bricolage après coup qu’à une solution native pérenne. Par comparaison, depuis plus de trente ans, le S/38 puis l’AS/400 et enfin l’IBM i sont des systèmes où les utilisateurs se connectent dynamiquement en ouvrant sur le réseau des sessions virtuelles. Les données et les traitements sont partagés par tous les utilisateurs dynamiquement connectés car chacune des sessions est traitée par l’OS comme un travail. Il est clair que les applications client/serveur Linux/Windows devront être toutes réécrites à 100% pour le Cloud alors que seules certaines interfaces IBM i 5250 devront être au besoin retravaillées ou modernisées pour le front-office.
   3. Dans la mesure où les systèmes d’exploitation Linux/Windows ne font aucune distinction entre un fichier et un programme, le combat infini pour panser les failles à mesure qu’elles sont signalées est devenu grotesque et n'amuse que ceux qui en bénéficient. L’IBM i étant basé objet, il est impossible d’y camoufler un objet programme *pgm dans un fichier *file. Il est clair que les entreprises n’accepteront jamais de basculer les applications de gestion dans le Cloud si elles ne sont pas sécurisées objets à l’instar de l’IBM i.
   4. Enfin, avec l’espace adressable unique, il suffit d’ajouter des disques pour monter en charge alors que les autres systèmes doivent allouer l’espace puis déplacer physiquement les données : ce genre de manipulation est tout simplement irréaliste pour un Cloud qui doit fonctionner 24/7.
   Au regard de l’Histoire, Il existe bien d’autres inventions, trop en avance sur leur temps, qui avaient connu un succès de niche mais qui ont fini par rencontrer leur marché. Voici un exemple célèbre afin d’illustrer notre propos.
   Pendant la Révolution Française, Nicolas Appert inventa un procédé de conservation des aliments toujours en usage de nos jours. Les clients pouvaient consommer des légumes et des fruits toute l’année sans perte des qualités nutritives des produits. Cependant, Nicolas Appert n’eut qu’un succès d’estime de son vivant. En effet, le procédé, connu sous le vocable d’appertisation, souffrait de deux inconvénients majeurs pour prospérer dans le grand public.
   Une conserve d’Appert coûtait environ une journée de travail d’un ouvrier, de sorte que seule une bourgeoisie aisée pouvait manger des légumes et des fruits l’hiver. D’autre part son invention était à 100% empirique, sans aucune base théorique, donc trop en avance sur son époque.
   Il fallut attendre l’industrialisation de la conservation dans des boites en fer blanc embouties pour que les conserves deviennent accessibles au plus grand nombre. La stérilisation par la chaleur qui tuait les germes pathogènes ainsi que le bien fondé de récipients étanches afin de prévenir toute re-contamination, ne furent expliqué que 60 ans plus tard par Pasteur.
   Pour revenir à l’IBM i, le Cloud rend incontournable les sessions virtuelles, l’espace adressable unique, le partage des données et programmes entre utilisateurs dynamiquement connectés et enfin  l’orienté objet qui stérilise les virus. Avec le Cloud où le client paie pour un service, le marché rebat les cartes. Les atouts maîtres ont changé de mains.
    Voici notre analyse : la probabilité d'un jackpot IBM i, à l'instar des conserves d’Appert,  est conséquent.

 Jean Mikhaleff/RePeGlio

Tendances pour la plateforme IBM i

Voici un article en Anglais où Alison Butterill, IBM i manager, commente les grandes tendances pour la plateforme IBM i. Outre la reconnaissance des spécificités architecturales de la plateforme IBM i relativement au Cloud, (la migration RPG vers Websphere/Java semble oubliée), nous retiendrons ce conseil qui ne laisse aucune place au doute: « IBM investit dans le i et vous devriez en faire de même. »

Nos références:

Notre Site: www.repeglio.com

Pour un commentaire libre ou pour abonner quelqu'un: jean@repeglio.com


Pour retirer votre email d'envoi  de notre liste de diffusion: 

Retourner-nous la lettre avec en objet OPTOUT et votre email d'envoi:  {Email}    sera retiré de notre liste de diffusion.