RePeGlio   Quelle stratégie pour réussir son SI en 2016?

   L’architecture de l’IBM i présente un défaut majeur, celui d’être trop en avance sur son temps. Les Responsables Informatique devraient en tirer toutes les conséquences et arbitrer une stratégie gagnante pour 2016. Ce sera l’objet de notre lettre de Janvier 2016.

   Bonjour #Surname# #Name#,

    Beaucoup pensent qu’IBM n’a pas financé les fameuses Interfaces Utilisateurs graphiques que les clients demandaient à corps et à cris, car IBM ferait de la finance pure et plus du tout de la technologie. Nous ne partageons pas ce point de vue. En fait, nous pensons qu’IBM avait bel et bien une stratégie technologique très ambitieuse, mais il faut savoir que l’AS/400, trop en avance sur son temps, n’entrait pas dans la stratégie d’IBM.    
Cette stratégie avait un nom : Websphere Application Server qui est un projet gigantesque, comprenant un grand nombre de packages, à la mesure d’une société mondiale comme IBM. WAS est une plateforme applicative générique qui permet de développer, déployer et d’utiliser des applications d’entreprise sur des matériels hétérogène aussi bien IBM, HP, Microsoft, Oracle etc... Java est un langage ouvert et WAS une solution portable qui fonctionne au-dessus de tous les OS : UNIX, LINUX, IBM i, Z OS etc... WAS allait dans l’intérêt d’IBM mais pas forcément de tous ses clients.

      Aujourd’hui, le vent a tourné. WAS ne sera pas LE serveur d’applications universel promis car il n’est utilisé que par quelques gros éditeurs. D’autre part le Cloud a aujourd’hui le vent en poupe car le client final n’a plus la partie système à gérer et paie périodiquement pour un service. Le client final Cloud bénéficie d’un niveau de sécurité maxima et de sauvegardes régulières des données, accessibles à tout moment en Cloud, ce qui garantit une indépendance vis-à-vis de l’éditeur. Le Cloud sera à coup sûr notre avenir car les mensualités Cloud sont irrésistibles et cela sans investir au départ en matériel, logiciels ou personnel d’exploitation. De plus, il est tout à fait possible de développer des applications spécifiques en Cloud (PaaS).

    Ceci étant, il ne faut pas ignorer un énorme handicap technique : nous faisons de l’informatique de gestion. Or, toute informatique de gestion repose sur une base de données relationnelle et la persistance, ce qui met la barre technologique très haut. 
    Par comparaison, une suite Office comme Google Apps n’a besoin que d’un identifiant, à savoir le profil utilisateur, pour y rattacher des fichiers traitements de texte, feuilles de calcul, feuilles de présentation, etc… Ce type de fonctionnement basé sur un identifiant unique et un agrégat de données disparates rattaché n’a absolument rien à voir, ni de près ni de loin, avec une base de données relationnelle.
    Google comptait à la louche 3 millions de serveurs en 2013 répartis dans 36 datacenters. Ainsi, les informations d’un utilisateur peuvent être lues en passant au travers de plusieurs serveurs pour ne former qu’une seule liste de dossiers et documents cohérente à afficher dans le navigateur. Ces bases de données, par définition, ne peuvent pas être manipulées avec SQL car ce sont des agrégats de données disparates répartis entre les clusters. Les bases de données adaptés au cloud sont désignées sous le terme générique de NoSQL et utilisées par les grands acteurs du Cloud : Google (BigTable), Amazon.com (Dynamo), Facebook (Cassandra et HBase), Linkedln (Project Voldemort), SourceForge.net (MongoDB), Unbutu One (CouchDB) etc... Ces bases de données NoSQL diffèrent l’une de l’autre en fonction de la nature des applications à traiter en Cloud. Par exemple il est clair que Linkedln ne fait pas ni de la bureautique, ni de l’informatique de gestion.

    Tout cela pour dire qu’un seul grand éditeur Cloud, à notre connaissance, est parvenu à commercialiser en SaaS des applications de gestion Cloud gigantesques en s’appuyant sur une base de données relationnelle –SalesForce.com a 100 000 clients, 3 millions d’utilisateurs pour 2 milliards de transactions par jour avec des temps de réponse inférieurs à une moitié de seconde-. Il est intéressant de noter que SalesForce.com a fabriqué de toute pièce une plateforme dont l’architecture ressemble à s’y méprendre à l’IBM i. La plateforme SaaS SalesForce.com est dotée d’une base de données relationnelle intégrée qui a pour caractéristique d’être multi-tenant et un langage de gestion propriétaire persistant. Bien entendu, des systèmes mono-tenants peuvent, moyennant un hyperviseur et la virtualisation devenir multi-tenant.

    Cependant nous dit SalesForce.com : « … les charges systèmes nécessaires à l’hyperviseur amoindrissent les performances de la base de donnée relationnelle. » Ceux qui se rappellent les problèmes posés par les surcouches –suivez mon regard- prendront cet avertissement au sérieux. Autrement dit, l’équation SalesForce.com est simple : sans multi-tenant natif et persistance native, le Cloud en informatique de gestion n’est pas viable.
    Ce qui nous fait dire que l’AS/400, avec sa RDBMS intégrée, multi-tenant en natif, avec son langage RPG pleinement multi-tenant et persistant en natif, avait une avance considérable sur son époque relativement aux caractéristiques exigées par le Cloud au 21ième siècle. Sur IBM i, tout le monde sait qu’il suffit de se connecter dynamiquement pour ouvrir une session qui est un véritable ordinateur virtuel où programmes et données sont partagés entre tous les utilisateurs dynamiquement connectés en ligne. Il ne faut pas oublier que nous travaillons online ou derrière le réseau ou encore en Cloud depuis plus de 30 ans. Tout le monde sait qu’un programme RPG en production est partageable entre tous les utilisateurs en ligne uniquement en s’appuyant sur le système. Tout le monde sait que PDM/SEU est (ou était) un outil 100% Cloud disponible seulement depuis un browser online, à l’instar de Google Aps avec des sessions dynamiques. En effet, PDM/SEU faisaient du Cloud comme Monsieur Jourdin faisait de la prose. Cependant, le projet évident d’ajouter des interfaces natives graphiques Web à l’IBM i, donc pour plaire aux aficionados comme nous, ne ferait pas forcément rêver les actionnaires d'IBM.
    A l’instar de WebSphere/Java, il faudrait une nouvelle stratégie universelle et ouverte à la hauteur des ambitions d’une compagnie mondiale comme IBM susceptible de faire rêver les actionnaires et d’obtenir un financement.
    Nous savons que PASE intégré à l’IBM i disposera de toutes les APIs Linux/Unix. Le serveur Apache, CGIDEV2, mais aussi PHP, Ruby on Rail, Node.js etc... ainsi que plusieurs compilateurs C++ fonctionneraient sous PASE qui devient de fait un LINUX associé à l’IBM i. Nous savons que l’IBM i et Linux sont indépendants du matériel. Si IBM développe les interfaces graphiques qui nous font cruellement défaut en Open Source, si possible en s’appuyant sur des partenaires mondiaux comme Google ou Apple, IBM serait mécaniquement en mesure de créer une plateforme universelle dédiée aux applications de gestion Cloud multi-tenant en natif pour Linux, Unix et IBM i pour toutes les plateformes matérielles Power, HP, Oracle, Apple etc... Ce serait, selon nous, la seule stratégie à ambition mondiale qui permettrait aujourd’hui à l’IBM i de trouver son financement, à l’instar de WAS dans le passé.

    L’expérience SalesForce.com démontre qu’une telle plateforme attirerait les éditeurs pour les nouvelles applications Cloud qui sont à écrire de toute pièce car selon SalesForce.com le multi-tenant doit obligatoirement y être natif sans passer par un hyperviseur. Le marché devant nous serait gigantesque pour les 30 prochaines années.

    En attendant qu’une issue viable se dégage clairement, la meilleure solution en cette nouvelle année 2016 consiste à développer sur la plateforme IBM i (en Cloud privé ou en PaaS) des applications de gestion en RPG multi-tenant, en 5250 avec pour certaines une webisation évoluée en s’adressant à des éditeurs indépendants comme PHLSoft en France. Dans un marché en pleine mutation, l’IBM i reste une valeur sure à fiabilité légendaire. A ce titre, notre générateur Expert RePeGlio, qui génère automatiquement des programmes RPGIV en format free ou fixe, vous permettra de développer rapidement des applications multi-tenant natives de grande qualité, comme un avant-gout d’un multi-tenant qui sera la norme pour l’informatique de gestion au milieu du 21ième siècle

    Seuls les systèmes multi-tenants et persistants en natif gagneront la partie Cloud par un effondrement des prix facturés en tant que service.
    Nous vous souhaitons à toutes et à tous une bonne année 2016.  

Jean Mikhaleff/RePeGlio

    Question : Vous avez dit interfaces graphiques ?
    Pour IBM, le problème des interfaces graphiques ne se pose pas car IBM a déjà donné. En effet, IBM a financé WebFacing/HATS pour une webisation des interfaces dans le cadre de WebSphere à toutes les sauces. En fait, il faut savoir que pour IBM il y a deux sortes d’interfaces graphiques :
    Projet A) la webisation du 5250 dans le cadre d’une migration en douceur WebSphere/Java en passant par WebFacing/HATS, avec un enterrement de première classe pour l'AS/400 en perspective.
    Projet B) les interfaces NATIVES ouvertes et multi-tier qui utilisent seulement les données de la mémoire tampon du fichier de communication décrit par le DSPF sous forme de fichier XML ou JSON. Ce projet se caractérise par une indépendance de la couche présentation.
    Le projet A a été réalisé avec les résultats peu engageants que l'on sait, reste à étudier la pertinence de financer le projet B, ce qui suppose au préalable une remise en question des ambitions démesurées de WAS. C’est là que nous comprenons mieux en quoi être trop en avance peut constituer à la fois un handicap et une chance. En effet, avec la perspective du Cloud multi-tenant ouvert et universel pour l'informatique de gestion, IBM partirait de l'architecture AS/400 à exhumer... de bien belles images en perspective... affaire à suivre en 2016 donc.

Citation de Steve Will : "If you’re talking about Cloud being a strategic emphasis for IBM i, you’re on the same line of thinking we are." traduction: "Si vous parlez du Cloud en tant qu'importance stratégique pour l'IBM i, vous êtes dans la même ligne de pensée que nous"

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